04 juillet 2009
I was the only one that would have died what was wrong in the eyes of the unwell and unwise.

Music When The Lights Go Out ♫ The Libertines
Sentir la foule se lever, se serrer, s'enchaîner. Dans les moments perdus où tout ne compte plus. Du moment qu'ils ou il ou elle prennent leur micro, se soumettent à une ambiance d'après-midi trop chaleureux. Le soleil, parfois la pluie, l'intérieur, parfois la chaleur, le froid, n'importe quoi. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas... Rien que pour se languir au son des guitares, d'une voix qui nous entraîne, nous force à bouger même. On n'y peut rien, c'est comme ça... On se laisse entraîner. A parler avec des gens. Toujours n'importe comment. Pas besoin d'alcool, de faux semblants, de tout, de toi, de vous, de tous. On oublie. On les regarde passer, défiler, promettant de tout se rappeler, les moindres détails, les expressions, l'odeur de tabac, le nom de ceux qui sont à côté de nous. Accoudés contre un balustrade qu'on ne demanderait qu'à franchir. Ces trucs insensés qu'on ne ferait jamais. Les gens qu'on ne regarderait pas. Ceux à qui on ne parlerait pas. L'impensable moment d'une foule cassée en morceaux d'étrange folie. Une folie propre aux habitués et à ceux qui ne le sont pas. Pourquoi pas après tout? Pourquoi pas? Le soir qui vient, marquant un peu trop la fin, les rires non retenus, la fatigue nous tirant les traits jamais défaits ne nous empêchant pas de danser, de chanter, surtout faux. Toi, tu crois que ce n'est rien, que ce n'est pas important... Et tu as peut-être raison. Sans doute sommes-nous fous. Inconscients. Improbables. Et alors? La vie se résume sans doute à un concert fait de folie et d'inconcevables, de musiciens en retard, de mauvais réglages au micro, une guitare mal accordée, un régisseur qui ne sait pas faire son boulot correctement, un artiste trop capricieux. C'est ça après tout. Et où est le mal? Le vois-tu? Moi, je me sens bien, comme jamais. Surtout quand il arrive sur scène, c'est sans doute là que je ne comprends pas, que je me sens stupide et cliché, qu'il n'y a qu'un mec paumé devant moi, une clope à la bouche, un air perdu, une démarche étrange, une bouteille à la main tel un alcoolique de passage venant foutre le bordel... Mais non... Il avait le vin tandis que nous avions l'ivresse. Regorgeant de passage à vide, un faux accord, des sourires, des baisers envoyés à la pelée, un chapeau envolé, des mains trop touchées. Et oui, crois-moi, tout ça est du vu et revu mais on ne peut s'en lasser à travers une nuit effrénée à tituber de rue en rue, ne pas retrouver son chemin en serrant un tee shirt entre ses bras parce que l'obsession te reprend à chaque pas. T'aurais presque envie de le crier au monde entier, tu te sens vivante comme tout le monde ici bas. Meilleur moment de bonheur. Éphémère. Jusqu'à la prochaine note. Les chansons écoutées en boucle pour ne pas être atteint d'Aizheimer. L'Aizheimer du bonheur. A trop le rechercher, on le perd alors autant attendre la prochaine danse, le truc qui te fera sauter aussi haut que tu le peux. T'écraser contre les autres, perdue dans une masse humaine. Et parmi tout ça, tu n'es plus qu'un... Mais personne ne s'en aperçoit. Sauf toi. Tes yeux fixés de terreur joyeuse. Tu t'en fous... De tout. Reste une vie de courbatures et de ratures, attendre, râler, sauter, crier, hurler,... Hallelujah, guys, I find my ephemere way to hapiness.
07 juin 2009
It's not lying if they make you lie. If the only truth they can accept is their own.

C'est un peu flou, un peu trop même. S'enfermer dans une bulle toujours trop opaque. Je ne recule pas les yeux ouverts, j'avance les yeux fermés et c'est mieux comme ça, oui, que de voir tout en noir ou tout en blanc. Toujours une nuance, une petite, si immense au fond. A quoi ça sert? L'été revient et se espoirs avec et pourquoi pas d'ailleurs? Pourquoi pas? L'avenir paraît si bien, si tendre, si morose à la fois. Ca donne envie, un peu plus que d'habitude. Et pourtant, ton ciel est étrange, se mélange. Tu ne sais pas, ne sais plus mais tu t'en fous un peu. Tu lis des romans pour te donner du courage, tu essaies de te plonger dans des manuels dont tu n'as pas grand à faire parce que tu improvises, tout le temps, sans t'en rendre compte. Même ta vie tu l'improvises à coup de sottises qui chaque jour te font un peu plus sourire que le surlendemain. On te donne à manger du courage que tu ne possédais pas, que tu as à nouveau et oui, tu avances. Encore un peu. Tu fais même des pas plus grands que ceux d'avant pour avoir l'audace... Oui, l'audace. Tous ne savent pas que toi, tu es mieux sans savoir pourquoi. Peut-être que bientôt le grand trou béant se reformera et alors? On avisera dans ce cas-là, on arrêtera de se prendre la tête avec des doigts entrelacés dans une incertitude grandissante qui fait peur, comme dans les films d'horreur. Un jour, on arrêtera de se dire que tout s'en va et qu'en fait tout revient, à force de grandiloquence, d'espoir, de manigances. Même les gens qui partent, tu les retrouves sous une forme que tu envies. Oui, c'est peut-être ça être une envie d'être en vie.
Le premier jour du reste de ta vie ♫ Etienne Daho
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25 mai 2009
Avec le temps va, tout s'en va.

The Connels - Seventy four, Seventy five ♫
Que dirais-tu, toi? A ceux là qui te regardent d'un air éloquent. Que dirais-tu? J'essaie juste de ne plus répondre. Et pourtant, je te revois leur dire que tu t'en fous, qu'il s'agit de toi, pas d'eux. Je te revois, cigarette à la main, m'apprendre la vie alors que tu empruntais différents chemis. Que dirais-tu, toi? Quand je prends les mêmes directions, les mêmes significations. J'ai beau chercher, je ne trouverai pas. Et sache que je ne t'ai pas oublié, non. Que mes souvenirs tiennent bon, qu'une bonne année s'en est allée mais dix ans auraient pu passer sans que quelque chose ne change... A part moi. Evolution solitaire. Et j'aimerais tant reprendre le tramway, aller dans cet appartement pourri que tu chérissais tant et te voir, goguenard, me tendre la main pour que je m'asseois à tes côtés. Les moments insignifiants qui prennent toute leur valeur lorsqu'ils ne sont plus là. Oui, j'aimerais bien revivre ça. Et tu me conseillais, sur la vie, sur l'amour, sur pas grand chose... Devant le même film, toujours, où l'on se rejouait des dialogues par coeur. Comment pouvais-tu savoir alors? Me connaître autant alors qu'au fond, tu n'avais jamais rien su. Percer mes mystères et plonger mes yeux dans mon propre miroir d'azur. Comment? Alors, je n'en savais rien. Peut-être ai-je trouvé la réponse, je n'en sais toujours rien... Mais oui, moi qui maudissais tant ces week end passés à te regarder, allongé sur le sol, à chanter des chansons parlant toujours de la même chose. Ton amour pour Elle, que tu n'oubliais pas, dont tu ne te remettrais pas... Et ton adoration pour nous, pour moi. Oui, comme je les haïssais, comme j'ai pu souhaité mille et une façons de me débarasser de toi lorsque je claquais les portes de la maison en criant. Comme j'ai pu me haïr, alors. A l'époque, je me disais toujours que tu gâchais ma jeunesse, mes envies, mes folies, mes sorties... Mais non, tu me préservais, me gardais un peu auprès de toi avant que je ne parte. Pour de bon. Mais au final, c'est toi qui a prit cette décision. Sans même me consulter. Tout seul, comme un grand. Ce garçon mature que tu n'avais jamais été, pas une seule fois, non... Sauf ce jour-là. Peter Pan avait quitté ton esprit pour un temps, il n'a pas eu le temps de reprendre sa place que t'étais déjà envolé pour le Pays Imaginaire.
Une année s'est écoulée mais non, sache que je ne t'oublie pas... Et que j'ai sans doute la réponse que j'attendais. Peut-être qu'au fond si je te détestais d'amour ce n'était que par reflet. L'impression de me voir alors dans le miroir. Celui que je redoutais tant. Oui, c'était sans doute ça, au fond... Même maintenant, on me le dit. Et je regrette, oui, comme je regrette... Mais tu m'avais toujours dis que l'on pouvait vivre avec des regrets, mais certainement pas avec des remords. Que tu vivais ce combat tous les jours alors que tu savais... Et jusque-là, je n'avais pas compris mais il faut toujours que les gens s'en aillent pour qu'on s'aperçoive de leur présence. Mais maintenant, je crois avoir compris. Tout ce qu'il fallait, tout ce que j'étais. Je n'ai plus honte à regarder le passé et je vois clair. Peut-être trop. Et j'avais si peur du noir mais tout va bien, tant que tu seras là pour guider mes pas incertains.
Je vais bien, ne t'en fais pas.


